Ségolène Royal, propose de réconcilier les Français avec l'entreprise, puis s'en suit une longue litanie pour que le salarié soit au petit soin (un peu plus) et sécurisé de tous côtés, mieux qu'un fonctionnaire, même sans donner l'apparence du travail...
Il serait temps de reconcilier l'entreprise avec son pays et découvrir la précarité du statut de l'entrepreneur.
Je serais heureux si Ségolène nous faisait l'honneur de lire Jean Jaurès! Par exemple l'article dans : La Dépêche de Toulouse le 28 mai 1890 signé d'un jeune avocat de 31 ans qui s'appelait Jean Jaurès.
Je vous propose la fin du texte :
« Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donnent pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action est accrue.
Non, en vérité, le patronat, tel que la société actuelle le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère et de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut être le prélude de la justice ! »
116 ans après, on rame toujours en France...
(lien : texte complet de Jean Jaurés)
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