Depuis que le SMIG a été remplacé le SMIC, la croissance a supplanté la garantie au grand dam des entrepreneurs qui suivent sans pouvoir rien faire l’ascension vertigineuse de ce salaire minimum. A force de croitre, ce minimum finit par rattraper bon nombre de salariés qui n’avaient rien demandé et qui se sont retrouvé smicard du jour au lendemain.
En effet, le SMIC a « subi » une hausse d’environ 25% sur ces dernières années alors que le coût du travail, grâce aux 35 heures, prenait 11%, que les matières premières sont bien orientées à la hausse et que les prix des marchandises n’augmentait que de 1 à 2% tous les ans.
Certes, en France nous avons des idées et l’ingéniosité des équipes a permis une certaine productivité qui permet de limiter l’impact sur les marges, mais là c’est un peu beaucoup !
Rappelons une loi expérimentale quoique paradoxale : « Le travail appelle le travail ! ». En diminuant le temps de travail, nous avons réduit aussi le travail à faire. En augmentant toujours plus le SMIC, nous renchérissons le coût du travail et il est de plus en plus difficile de se faire payer « normalement » par les clients qui, eux, souhaitent payer toujours moins cher.
Donc, messieurs et mesdames les politiques, il serait bon de changer notre vision du travail et des entreprises. Supprimons notre référence à un temps de travail réglementaire et laissons les gens travailler s’ils le souhaitent et s’ils le peuvent. Ils seront mieux payés et le travail appelant le travail, il y aura plus de travail pour tout le monde. Les entreprises chercheront donc à embaucher et le chômage diminuera. Cela nous changerait de cette politique réglementaire qui pense réguler l’activité économique selon des plans politiques qui ressemblent aux plans quinquennaux de l’ex URSS.
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