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IL N'Y A PAS DE CRéATION DE RICHESSE HORS DE L'ENTREPRISE. | ICONOCLASTE.INFO | vendredi 1 décembre 2006

CREATION DE RICHESSE

Viendra-t-il, le moment où un homme politique reconnaîtra qu’il n’y a pas de création de richesse hors de l’entreprise, quelle soit unipersonnelle ou multinationale ?

R
econnaîtront-ils un jour que mettre autour d’une table élus, fonctionnaires, préfets, syndicats, ANPE et autres organismes, cela ne crée pas un seul emploi ?



Comment leur expliquer que chaque emploi découle d’une décision qui ne vient ni d’un DRH, ni d’un salarié mais d’actionnaires qui, à travers les instructions qu’ils donnent, décident du niveau d’effectif alloué à chaque unité, à chaque usine, à chaque bureau ?

Lesquels parmi eux savent que créer des emplois aidés, ou dans la fonction publique, cela ne crée pas d’autre richesse que sociale ? Certes, un emploi « social » a son utilité. Mais comment peuvent ils confondre à ce point utilité sociale et création de richesse qui, seule, permet de dégager le cash qui financera l’état, sa dette, et tant d’autres choses ?

Plus nos entreprises créent de richesses, plus elles gagnent de l’argent et plus l’Etat dispose –via l’impôt- des fonds nécessaires pour ses fonctions régaliennes : Droit, Education, Infrastructures, Sécurité interne et extérieure, Justice.

La difficulté est sans doute pour nos gouvernants d’admettre qu’ils ne sont pas aux manettes, qu’ils ne peuvent pas décider mais doivent faciliter : voilà pour eux le grand défi : passer de décideurs à facilitateurs ! Cette mutation exige :
- l’humilité de ceux qui aiment tant plastronner quand la conjoncture leur est favorable
- l’écoute alors qu’ils nous abreuvent de discours
- l’action alors qu’ils ne pratiquent que le verbe

Certes, ils ne sont pas prêts à admettre tout cela. Mais enfin, soyons optimistes : les plus obtus d’entre eux ont finalement accepté l’économie de marché, ont compris que l’initiative individuelle vaut mieux que le « grossplan » à la soviétique, que ce n’est pas bien de faire joujou avec les dévaluations, que nous ne sommes pas systématiquement « les méchants » en face des « gentils salariés ». ….encore une vingtaine d’année et nos idées d’aujourd’hui seront la réalité quotidienne… tout comme nos idées des années 80 sont la réalité d’aujourd’hui !

Philippe Cardineau



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